Training for A Better World


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Exposition solo d'Annie Abrahams auCentre Régional d'Art Contemporain Languedoc Roussillion à Sète.

Carton d'invitation.

Liste des pièces présentées.

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Est-ce que l'artiste Annie Abrahams s'entraîne pour un monde meilleur, quand elle apparaît sur le carton d'invitation de l’exposition «Training for a Better World» en train de tourner en rond dans un paysage désert ? Peut-être. Pourtant, les pièces qu'elle présente au Centre Régional d’Art Contemporain ont toutes été faites en collaboration avec d'autres. L'artiste ne nous montre pas non plus quel sera ce monde meilleur, elle dit même n'en avoir aucune idée, mais elle insinue qu'il sera construit sur des voix multiples et dans le dissensus entre art et non-art, entre politique et a-politique, entre le commun et le singulier, entre le quotidien et l'exceptionnel.

Annie Abrahams paraphrase volontairement Jacques Rancière en disant qu'il faut « attraper le réel pour le rendre accessible à la pensée ». Ce réel, souvent sale, ennuyeux, banal, parfois vulgaire, toujours fracturé et multiple, elle le dévoile dans ses pièces de performance, vidéo et «d'écriture partagée» sur Internet. Et pour ce faire, elle choisit de travailler autour des notions universelles : la peur, la colère, la solitude, la folie, l'amour, etc. (1)

1). L'artiste en parle dans un entretien, entrepris avec Manuel Fadat, qui est l'auteur de Conversations avec Claire Fontaine, StephenWright, Paul Ardenne et Alain Badiou, paru en 2010 aux Éditions Appendices. Fadat y pose « La question des dimensions politiqueset sociales dans l’art contemporain ». L'entretien est édité par les soins de l'artiste et inclus dans l'exposition